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Pour contourner l'absence d'interopérabilité entre les formats de musique, la société grenobloise a convaincu plusieurs labels indépendants d'abandonner les DRM et de proposer leur catalogue en WMA, en MP3, Ogg Vorbis, AAC ou encore FLAC.

Alors que le débat fait rage au sujet des DRM et des formats propriétaires des plates-formes de téléchargement de musique, la société grenobloise Starzik a décidé d'y apporter une réponse à sa façon.

Sur son site de téléchargement, elle propose aux visiteurs de choisir le format dans lequel ils souhaitent acheter leurs morceaux de musique. Ce téléchargement multiformat est disponible depuis le 21 juin, pour environ 350.000 titres d'un catalogue total qui en compte plus de 600.000.

Starzik a signé avec les principales maisons de disques et une ribambelle de labels indépendants (Wagram, Naïve, V2...). Mais les plus grands producteurs ont tous refusé d'abandonner leur système anticopie: leurs morceaux sont tous distribués au format WMA, avec une DRM fournie par Microsoft. L'internaute doit toujours disposer du lecteur Windows Media Player et d'un baladeur compatible pour lire ces titres, et supporter les restrictions de transferts et de copies.

«Les 350.000 titres téléchargeables en multiformat nous sont fournis en majorité par l'agrégateur The Orchard (qui rassemble plusieurs producteurs indépendants, Ndlr), puis d'autres maisons de production comme Le Maquis», explique Jérôme Giachino, directeur de la société. Lequel réfute l'habituel a priori: «Notre catalogue n'est pas constitué uniquement de petits artistes méconnus, nous avons par exemple les albums de Greenday, Coldplay ou de Ray Charles en multiformat.»

Faire confiance à ceux qui choisissent de payer

Une fois qu'il a validé sa transaction, le client peut choisir entre un format WMA, MP3, AAC+ (format utilisé par Apple), Ogg Vorbis ou FLAC (format libre semblable au MP3, mais sans perte de qualité liée à la compression). Le tout sans aucune DRM ni restriction de copie. Les tarifs s'alignent sur ceux de la concurrence, à partir de 90 centimes pour un morceau et 9 euros pour un album. Pour le même prix, l'utilisateur peut télécharger le même morceau sous tous les formats, s'il le souhaite.

«Nous partons du principe suivant: les gens qui viennent chez nous ont déjà à l'esprit de légaliser leur achat, plutôt que d'aller sur les réseaux peer-to-peer», indique Jérôme Giachino. «Nous leur faisons confiance en leur donnant un format le plus simple d'utilisation possible, pour qu'ils soient sûr que cela marche avec leur baladeur.»

Toutefois, il est toujours difficile de convaincre les majors de la pertinence d'une telle démarche: «Nous proposons toutes les formules, si les ayants droit veulent une protection, nous l'insérons. Car actuellement, [l'industrie] est dans une phase d'observation pour déterminer quels sont les meilleurs moyens pour diffuser de la musique, sur comment va évoluer le peer-to-peer. Mais il est très important que les gens comprennent que la musique doit se payer», note le directeur de Starzik.

La société a été créée en 2004 et son site est actif depuis un an environ. Elle emploie sept personnes et espère réaliser un chiffre d'affaires de 200.000 euros en 2006.
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